Abeille Noire : L'abeille endémique Française                   

Apis Mellifera Mellifera notre abeille endémique (Abeille Noire)

L'abeille Noire est l'abeille à défendre contre l'vidité et la cupidité des apiculteurs eux-mêmes

Grâce à la prise de conscience d'une minorité d'apiculteurs soucieux, consciencieux et profondément  dans l'âme, respectueux de la Nature, nous nous efforçons de préserver notre abeille native et endémique. C'est elle qu'on surnomme "l'Abeille Noire", parfaitement décrite et répertoriée dans la nomenclature des espèces par Carl Linnæus, nommé Carl von Linné après son anoblissement, 
Cette abeille (Apis Mellifera Mellifera L1758) couvrait jadis un assez vaste territoire Nord-européen et jusque dans l'Oural, bien avant que la main de l'homme et sa cupidité n'intervienne pour son malheur. 

C'est pourquoi, les apiculteurs qui s'évertuent à la préserver, connaissent de grandes difficultés dans leur travail: D'une part, ils doivent tout mettre en œuvre pour que leurs jeunes reines (qui sont encore fécondées naturellement), ne croisent pas la route d'abeilles Buckfast, Carnica, Caucasica, Iberica ou Ligustica, abeilles massivement importées, implantées, maintenues en élevages et utilisées en apiculture conventionnelle en France. D'autre part, ils doivent faire face aux prix de vente du miel, sans cesse revu à la baisse par ces mêmes apiculteurs cherchant à écouler leur surproduction quand ils n'ont pas recours à des techniques de mélanges de miels importés pour en abaisser les prix de vente.

Notre abeille endémique nous donne donc un surcroît de travail pour sauvegarder l'espèce (sous-espèce), ce qui malheureusement, pèse considérablement dans le calcul d'un prix de revient, tant pour ce qui concerne le miel que les produits de la ruche et les essaims.

L'Abeille Noire: seule véritable abeille de la biodiversité (en France)

Des ruchers dans le Massif Central, pour élever et protéger l'Abeille Noire

Pourquoi une telle affirmation ? Une abeille n'aurait-elle pas le même devoir de pollinisation qu'une abeille d'une autre race ? Pas exactement !

En France, de multiples variétés d'abeilles sont présentes, que ce soit des abeilles "sauvages" soit des variétés "semi-domestiques"

Les variétés d'abeilles dites "sauvages" ne collaborent pas avec l'homme, autrement que de polliniser directement la nature et être en auto-suffisance.
A l'inverse, d'autres variétés d'abeilles comme la Carnica (Apis Mellifera Carnica), La caucasienne (Apis Mellifera Caucasica), l'italienne (Apis Mellifera Ligustica) et la notre, (Apis Mellifera Mellifera dite Abeille Noire), peuvent être utilisées par l'apiculteur qui en récolte des différents produits (dont les principaux: Pollen, miel, propolis, cire, gelée royale, pain d'abeille, venin d'abeille, essaims...)

Depuis la nuit des temps

Jadis, sur notre territoire français, l'abeille noire était l'abeille naturellement endémique, c'est à dire native, à l'exception de l'extrême Sud-Est de la France (région niçoise) où vivait originellement et conjointement l'abeille italienne - Apis Mellifera Ligustica. 
Dans cette région, un périmètre naturel s'était établi dans lequel on pouvait donc trouver aussi bien de l'abeille noire que de l'abeille italienne et par voie de conséquence, une abeille croisée "italo-noire" que les apiculteurs n'affectionnaient pas particulièrement à cause de leur relative agressivité.

Notre Abeille Noire, Apis Mellifera Mellifera, vivait heureuse et se multipliait très facilement jusqu'au tout début du siècle dernier, quand les apiculteurs se sont trouvés dépourvus d'abeilles à cause de leurs mauvaises pratiques qui consistaient à détruire les abeilles pour en récolter le miel).
Appel a donc été fait à des pays voisins et plus lointains pour repeupler le cheptel français. Avec ce premier mélange constitué d'abeilles non endémiques, sont nés les premiers problèmes (abeilles agressives, problèmes de conduite de ruchers, maladies etc.) mais pas seulement. 

L'influence Buckfast: une abeille invasive

L'apiculteur a donc cherché à améliorer la Race et c'est dans la moitié du même siècle dernier que Karl Kehrle (connu sous le nom de "Frère Adam" de l'Abbaye de Buckfast en Angleterre) a introduit le fruit de son travail: Une abeille hybride capable de se reproduire moyennant une technique d'élevage pour la maintenir comme telle.
De nos jours, les apiculteurs travaillent davantage avec une abeille multi-métissée plutôt que de la Buckfast pure, car pour maintenir l'hybride, faudrait-il être en possession des 7 "races" d'abeilles qui sont à l'origine de la création de celle-ci. Or, plus généralement, la Buckfast d'aujourd'hui (sauf chez les vrais éleveurs), est uniquement croisée avec de l'abeille noire, de la Carnica, et (un eu seulement) de Ligustica. L'abeille chinoise et africaine sont totalement absentes.

Son abeille, venant du milieu "religieux", a grandement influencé les apiculteurs d'autant plus qu'elle était plus productive comparée aux différentes variétés d'abeilles alors présentes. En à peine une vingtaine d'années, tout comme les plantes invasives, elle a colonisé notre territoire, grâce à des mâles particulièrement vigoureux venant très largement s'inviter dans les vols de fécondation de tout ce qui portait le nom "d'abeilles domestiques".

Le labeur de cette "bête de course" était tel qu'il lui fallait des étendues de fleurs à outrance si l'apiculteur souhaitait produire du miel. C'est donc logiquement qu'elle est devenue la panacée des apiculteurs professionnels, qui, par leurs transhumances parvenaient à faire couler des tonnes et des tonnes de miel.

Dans les années 1970, l'apiculture de loisir a fait son apparition. Comme les apiculteurs étaient plutôt du genre "conservateurs" et ne souhaitaient pas trop voir se développer une concurrence de proximité, l'Abeille Noire a été mise progressivement à l'index car les apiculteurs entrants, achetaient par ignorance comme par cupidité, ce qui était disponible facilement: "la Buckfast".

Et c'est ainsi, effet pernicieux oblige, qu'au fil d'une génération à peine, l'Abeille Noire a décliné jusqu'à nos jours où, sans prise de conscience de cette extinction, elle disparaîtra totalement et définitivement dans la décennie à venir si nous-mêmes, apiculteurs, nous ne corrigeons pas les erreurs de nos prédécesseurs tout autant que les nôtres quand nous laissons dériver le patrimoine génétique de nos abeilles. En effet, si la fécondation des reines pouvait se dérouler dans les ruches, il n'y aurait aucun problème, tout du moins limité, malheureusement, comme ceux-ci ne se déroulent qu'en vols libres, les reines se voient fécondées par tous types de variétés de mâles avoisinants, entraînant multi-métissages et hybridations.

Complexité du problème

Maintenant que la Buckfast règne sans partage, polluant tout patrimoine génétique d'abeilles endémiques, il devient extrêmement compliqué de sauvegarder notre Abeille Noire, sans une véritable prise de conscience de cette urgence. Vous penserez certainement "oui mais pourquoi ressusciter une abeille soit disant moins bonne en production ?

Les raisons sont multiples mais pour ce qui concerne les Bergers des Abeilles®, c'est de remettre en selle une abeille de la Biodiversité.
Puisqu'elle est native ou endémique, l'Abeille Noire parcourt et visite une majorité des fleurs des 3000 hectares qui entourent sa ruche. Elle fortifie donc un très grand nombre de fleurs, plantes et arbres connus de son génome.
En argument opposé, une abeille allochtone ira plus confortablement là où la nourriture est abondante et facile à butiner (exemple: les cultures), délaissant ainsi la biodiversité (qui dans un effet redondant s'appauvrit à son tour).
Le régime alimentaire de cette dernière est donc différent puisque plus limité. Cela expliquerait pourquoi les défenses immunitaires de ces abeilles exogènes soient affaiblies, nécessitant de facto plus de traitements (souvent chimiques), mais également des approvisionnements annuels répétitifs en nourrissements au sucre et sirops combinés, sans parler d'assujettissements au Varroa (prédateur de l'abeille) ou d'obligations de sélections draconiennes, faute de quoi elle serait vouée en peu de temps à la médiocrité.
Dans ce même registre, nous constatons que la mortalité hivernale, affecte davantage les abeilles allochtones à l'inverse des abeilles endémiques, plus rustiques et en tous cas, moins nécessiteuses..
Enfin, nous constatons que l'homme est en situation d'échec face à la Nature dont les différents biotopes ont mis des milliers d'années pour se constituer. Dans un objectif productiviste, il détruit au nom de la cupidité ce que l'endémisme a façonné au cours des millénaires écoulés. 

Un exemple pour mieux comprendre:

Placez sur un champ de culture une ruche avec une colonie d'abeilles Buckfast et une ruche avec une colonie d'abeilles noires. La Buckfast gagnera haut la main en quantité de miel produit, mais certainement pas en qualité puisqu'il s'agira essentiellement d'un miel issu de cultures. Le miel de l'abeille endémique, lui, sera un miel issu de l'ensemble de sa biodiversité quand bien même on retrouve une proportion importante de nectars de ces cultures.
A l'inverse, placez ces deux mêmes ruches dans un paysage hors cultures... l'abeille endémique l'emportera haut la main sur tous les plans. La grande gagnante sera la Nature !


La Buckfast.... mais pas que...

Abeille dérivée Buckfast: pollution du patrimoine génétique de l'Abeille Noire

Avec la facilité offerte par les différents modes de transport, les apiculteurs souvent sous influence de mouvements et courants de pensées diverses, se sont mis à miser sur d'autres variétés d'abeilles (endémiques dans leurs pays respectifs). Et c'est par ce biais que nos voisins Suisses ont opté pour une erreur monumentale: celle d'éradiquer l'Abeille Noire pour la remplacer par la variété Carnica.
Effet anastatique, nombre d'apiculteurs en France se sont mis à lorgner sur cette abeille et l'ont implantée tandis qu'il en sera de même avec d'autres apiculteurs pour d'autres races (citées plus haut).

Et c'est ainsi que l'on éteint une race d'abeilles sans protection de survie pour elle, car sa multiplication n'étant produite que par des vols de fécondation libres, les croisements deviennent inévitables.

Compte tenu du nombre d'apiculteurs (64300 en 2022), la Buckfast représenterait 92% des abeilles présentes maintenant sur notre territoire, le reste étant partagé entre les autres races allochtones et notre Abeille Noire (environ 6%).

Devons-nous laisser faire perdurer ce massacre ?

Si l'abeille pouvait se faire féconder dans sa ruche, il n'y aurait pas une ligne à écrire sur le sujet, mais du fait que sa fécondation ne peut se faire qu'en vol libre, ses phéromones invitent tout mâle présent à venir la féconder.
Devant un nombre aussi important d'apiculteurs présents en France, il y en a malheureusement forcément un (voire plusieurs), qui sera dans votre environnement avec ses abeilles allochtones et vous aurez toutes les difficultés du monde à participer la la sauvegarde de notre abeille noire si vous êtes insensible à son maintien ou trop isolé dans votre coin sans qu'il ne vous en coûte pour vous dégager de cette impasse.

C'est pourquoi il est indispensable de prendre conscience de ce problème et d'agir en conséquence.

Or, il est impossible d'agir seul dans son coin sans s'épuiser rapidement tant cela devient compliqué.
C'est à l'origine dans ce but que, dans différentes régions de France, sont nés des "Conservatoires" pour l'Abeille Noire.

C'est aussi pourquoi, avec une poignée d'irréductibles gaulois, nous avons souhaité exposer la problématique non seulement pour les apiculteurs existants, mais toutes celles et ceux qui envisagent de pratiquer une apiculture respectueuse de l'abeille et particulièrement de notre abeille native.

Si Karl Kehrle a réussi à susciter autant d'intérêt pour son abeille, c'est entre autres parce qu'il a su pratiquer l'art de la sélection en hypothéquant gravement l'avenir des abeilles endémiques. C'est pourquoi, il est indispensable aux éleveurs (et futurs) d'Abeille Noire, de comprendre que pour remettre de l'ordre dans la pureté de notre abeille, nous devrons impérativement réapprendre à élever ET sélectionner et non pas pratiquer une apiculture "tout venante" !
Tout autant important, est d'espérer que les apiculteurs utilisateurs de races et variétés exogènes finissent par comprendre les enjeux d'aujourd'hui si l'on veut transmettre plus tard à nos enfants et petits enfants, une apiculture respectueuse de la Nature et des choses établies pour notre seul bonheur. Ainsi, tous nous éprouverons la fierté intérieure d'avoir participé à ce formidable sauvetage et avoir relégué à sa place, la cupidité entretenue de production de miel.

S'il vous plaît, Rejoignez-nous ! Plus nous serons nombreux dans cet esprit de tout mettre en oeuvre pour sauvegarder notre Abeille Noire, plus nous retarderons l'échéance et aurons peut-être la chance de réinverser la vapeur pour faire marche arrière toute ! C'est le schéma que vous propose notre association.
Il ne s'agit pas d'une marche arrière pour retourner à l'âge de la pierre, mais sauver notre variété d'abeilles, Notre Abeille endémique ! Ne participez plus à sa destruction, mais ensemble, Construisons !

Joignez-vous à notre cause !

La bio ne condamne pas ce dérèglement...

logo Bio

Vous avez bien entendu parler de la disparition des abeilles, certes, mais cette information n'est pas diffusée à bon escient. Ce ne sont pas les abeilles allochtones qui sont menacées, mais bien la race Apis Mellifera Mellifera (L1758), notre abeille endémique celle que nous arrières grands-parents avaient nommée : l'Abeille Noire, Pourquoi ?

Tout simplement parce que la Buckfast est l'abeille qui s'est substituée à l'abeille endémique au cours des 30 dernières années. Elle représenterait aujourd'hui près de 90% des abeilles exploitées en apiculture conventionnelle contre seulement 6% d'abeilles noires. Les mâles, présents partout, participent abondamment aux fécondations des reines d'abeilles endémiques, polluant ainsi leur patrimoine génétique. Les abeilles qui naîtront de ces fécondations seront à la longue métissées voire multi-métissées et donc, gravement fragilisées (voir ici)

Si l'agence bio devait tenir compte de cela, trop peu d'apiculteurs pourraient prétendre au label (et donc moins de rentrées d'argent, car il faut le savoir, chaque année, l'apiculteur paye sa redevance, ce qui représente un très lourd tribu financier pour pouvoir arborer le précieux sésame). Est-il normal de devoir payer pour produire respectueusement ? N'y a-t-il que les "certifiés bio" qui produiraient "meilleur" (dans tous les sens du terme) ?
Il nous sera rétorqué que nous n'avons qu'à majorer et répercuter ces surcoûts...

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